mercredi 28 août 2013

C'est déjà la fin...

Ce lundi, c’était notre journée d’adieux à l’école, à nos amis de classe, à nos frères et sœurs péruviens, à nos nouvelles familles… Pour commencer, les Québécois ont participé à l’hebdomadaire parade du lundi. Après quelques cours en avant-midi, tout le monde se dirige vers un excellent restaurant traditionnel pour le dîner d’adieu. Après des témoignages touchants des parents, des responsables, des élèves, les voyageurs ont quelques heures seulement pour profiter de leurs derniers moments en famille. Nous quittons Arequipa en pleurs avec la certitude d’avoir une nouvelle famille dans l’hémisphère sud. Nous avons hâte de les revoir en février, certains élèves comptent même déjà les dodos…

Nous avons un long trajet (une fois de plus) de neuf heures avant d’arriver à Nasca. Dès l’arrivée, nous nous rendons directement au petit aéroport afin de survoler les mythiques lignes de Nasca. Ça brasse beaucoup, mais le spectacle en vaut la peine. Ensuite, direction Ica vers la lagune Huacachina où nous pourrons nous reposer un peu avant notre retour à la vie normale. C’est dans un charmant hôtel entouré de dunes de sable que les voyageurs ont pu admirer de magnifiques couchers de soleil, faire du boogie, du sandboard, faire les lézards sur le bord de la piscine, marcher lentement en ville, faire des achats (et oui, encore…), et faire le point sur notre voyage.

Nous partons ce soir à 12h00 de Ica et nous serons à Lima vers 5h00. Départ le 29 août à 8h45 avec Air Canada (vol AC81) vers Toronto et enfin, à 20h55 pour arriver à Québec à 22h35 (vol AC8926)


Nos vemos pronto!

Lac Titicaca


Arrivée à 4h15 à la station de bus de Puno… Nous sommes immédiatement accueillis par des vendeurs de “ séjours ” aux îles Taquile, Amantani ou Uros. Nous nous installons dans un coin de la station afin de ne pas trop attirer l’attention (15 jeunes québécois…). Heureusement, notre guide responsable de Puno arrive assez rapidement et nous partons avec lui afin de prendre le petit déjeuner dans un hôtel. Nous déposons les bagages en trop et partons avec un léger sac à dos pour les îles flottantes. Après 30 minutes de bateau, nous accostons chez les Uros, une communauté d’environ 2000 habitants qui « vivent » sur les îles flottantes du Lac Titicaca. Les îles flottantes sont construites à l’aide de
totorra, une sorte de foin qui pousse sur les rives du lac Titicaca près de Puno.

Aujourd’hui, les Uros vivent principalement du tourisme et nous en payons les frais lors de notre visite chez eux. Effectivement, la vente d’artisanat très dispendieux se fait pratiquement sous pression par les habitants, autant les enfants que les adultes. Les voyageurs se sentent alors « obligés » d’acheter des choses qu’ils ne désirent pas toujours… Certains se paient une courte excursion de « Mercedez Benz » sur le lac (bateau en totorra fabriqué pour les touristes), et notre bateau à moteur reprend ensuite le cap vers Amantani.

L’arrivée est plutôt difficile, car le vent est très fort. Ça brasse po mal comme qui dirait… Nos parents Amantaniens nous attendent au quai avec un large sourire qui ne s’estompera pas tout au long de notre séjour. La montée à 3 800 mètres d’altitude est ardue, mais un excellent dîner nous attend comme récompense (dont la soupe de quinoa, appréciée de tous). Nous résidions tous dans la même maison, chez un couple ayant 3 enfants. Ici, pas de Wifi (enfin, du vrai dépaysement pour nos voyageurs un peu trop branchés).

Après une courte sieste ou quelques parties de « loup garou », une dizaine d’enfants du village viennent nous rendre visite afin de recevoir des vêtements, jouets ou matériel scolaire que nous leur avions apportés.  Il est difficile de communiquer avec ces jeunes, car ils s’expriment principalement en quechua. Par la suite, nous nous sommes rendus au « centre-ville », qui se nomme ainsi uniquement parce qu’il est au centre de la ville, car c’est minuscule. À notre retour, nous perdons une partie de soccer amicale contre les jeunes de la place et nous devons leur offrir à notre grand regret un désespérant Coka Cola. À cause des forts vents et de la pluie, nous ne pouvons malheureusement pas aller au sommet de l’île Amantani afin de voir le coucher du soleil sur les montagnes de la Bolivie.

Après le souper, nos hôtes nous prêtent les costumes traditionnels afin d’aller au « party » du village. Ce party est en fait constitué de nous uniquement… mais bon, le plaisir est au rendez-vous quand même et tout le monde danse! Après trois « tounes » interprétées par des musiciens de la place, ceux-ci viennent nous demander 5 soles par personne pour la musique, ce qui nous choque et nous pousse vers la sortie. Au retour, le ciel étoilé est fantastique si loin de la civilisation, mais la fatigue nous mène tout droit au lit à 21h00, un exploit pour certains, nous en convenons.

Réveil matinal, encore une fois (6h30). Après un léger déjeuner (des crêpes!!!), nous prenons le cap vers Taquile, à une heure d’Amantani. Le trajet d’une heure en bateau est assez difficile encore une fois, le vent souffle fort et fait tanguer beaucoup l’embarcation. C’est le cœur au bord des lèvres que nous arrivons à Taquile. Nous marchons à notre rythme afin de nous rendre au centre de l’île, où nous pouvons admirer le travail de tricot que les hommes font. Et oui, bien que cette île soit un endroit de « machos », ce sont les hommes qui tricotent…
Leur travail est très minutieux, c’est d’ailleurs grâce au tricot que les hommes peuvent charmer les femmes et demander ensuite la main de celles-ci auprès du papa. Les « Taquiliens » sont très timides envers les étrangers et respectent encore beaucoup leurs coutumes (entre autres le fait que les hommes se saluent en échangeant des feuilles de coka, et non par la traditionnelle poignée de main). C’est par l’entremise de leurs habits qu’ils communiquent leur état civil (si l’homme porte une tuque rouge et blanche, il est célibataire, tandis que s’il porte une tuque rouge, il est malheureusement déjà pris!). Après un bon dîner sur l’île de Taquile, nous reprenons le bateau vers Puno afin de prendre le bus de 16h00 vers Arequipa.
Sur le bateau, le guide nous prévient qu’étant donnée la mauvaise température de la journée d’avant dans les montagnes (vent, pluie, neige?!?!), la route Puno-Arequipa est fermée, car le chemin est glacé et dangereux à certains endroits… Évidemment, il n’y a pas de souffleuse, ou de camion pour jeter du sel ou du sable sur les routes au Pérou... Quelle malchance, mais bon, il faut aller de l’avant. Nous réfléchissons aux options qui s’offrent à nous et il y en a peu : trouver un hôtel à Puno et partir dès que possible, attendre à la station de bus et partir dès que possible. Vers 15h00 le guide reçoit un appel de l’agence et, bonne nouvelle, nous pouvons partir à 16h00!!! Par contre, nous partons dans un autobus beaucoup moins de luxueux que ceux auxquels nous sommes habitués et, surtout, nous avons vécu plusieurs différences culturelles. Durant le trajet, nous avons eu droit au touchant témoignage d’un homme qui avait perdu femme et enfant, et qui vendait des « toutous » pour manger. Ensuite, ce fut le tour d’un vendeur de produits miracles (crème, goutte et même les fameux bonbons au ginseng!!). Au bout d’une heure, nous faisons un arrêt dans la ville de Juliaca, et afin de remplir l’autobus au maximum, le chauffeur roule lentement dans la ville (pendant presque une heure) en criant « Aaaaaaa-requipa » afin de trouver des voyageurs potentiels… Enfin, à l’approche de notre destination, quelques personnes demandent à s’arrêter avant la station et, pour ce faire, ils doivent cogner sur le plancher du 2e étage pour que le chauffeur s’arrête… Nous arrivons finalement à destination vers 22h30, épuisés, où les familles nous attendent à bras ouverts.

El Lago Titikaka par Anthony
« En arrivant au Lac Titicaca, on s’est fait offrir des gants, des tuques et plein de choses artisanales. Nous avons pris un bateau pour nous rendre aux îles flottantes où nous avons rencontré des gens très sympathiques qui nous ont montré leurs petites maisons en paille et qui nous on fait gouter aux bananes du Lac Titicaca : les roseaux. Évidemment, nous ne nous en sommes pas sortis sans nous faire offrir des produits artisanaux tels des recouvres coussins, des petits bateaux en paille, des bracelets et tout plein d’autres choses. Nous avons par la suite fait un tour de bateau en roseau qui était utilisé il y très longtemps. Sur ce bateau, deux petites filles des îles nous ont chanté des chansons en plusieurs langues pour ensuite nous demander de l’argent. Ce petit bateau nous a débarqué sur une autre île où nous pouvions faire étamper notre passeport pour dire que nous étions allés sur les îles flottantes. De cette île, nous avons pris le bateau jusqu’à l’île Amantani. Sur cette île, nous avons été accueillis par des gens très généreux et souriants. En après-midi, nous avons joué un match de soccer contre des Péruviens et nous avons perdu. Vers 19h00, nous avons soupé et ensuite on nous a habillé en vêtements traditionnels pour la fiesta où nous avons dansé sur des musiques traditionnelles du Pérou. Nous avons quitté cette merveilleuse île pour aller voir celle de Taquile. Sur cette île, nous avons appris ce que signifie les habits traditionnels et nous avons pu visiter ce petit bout de terre grâce à un guide très gentil. Nous avons par la suite pu dire au revoir au merveilleux Lac Titicaca. »


lundi 26 août 2013

Séjour à Cusco, le nombril du monde



Après une bonne nuit de sommeil et une journée à l’école, nous avons pris l’autobus pour Cusco à 20h. Le trajet vers cette ville mythique située à 3 500 pieds au dessus du niveau de la mer (la “capitale” des Incas) prend environ 10h à partir d’Arequipa. C’est à partir de cette ville que nous ferons quelques excursions, dont la visite de ruines incas dans la vallée sacrée, l’exploration du Machu Picchu et du rafting dans la rivière Urubamba.

En arrivant, nous sommes un peu fatigués compte tenu du fait que nous avons voyagé de nuit, mais Arturo, le frère de Melvin, la responsable du voyage-échange, nous attend à la gare d’autobus afin de nous reconduire à notre hôtel. Nous nous rendons par la suite au « Jack ‘s », un petit restaurant très sympathique et surtout chaleureux (ils ont du chauffage!!!!) qui offre un menu qui ressemble à ce qu’on retrouve à Québec. On peut même y manger du VRAI bacon!

Il faut savoir qu’étant donné que Cusco est le point de départ de nombreuses randonnées (dont la célèbre Inca trail), qu’elle est à proximité du Machu Picchu et qu’elle est l’endroit où Espagnols et Incas se sont affrontés, cette ville est très touristique. Nous avons rencontré des voyageurs de partout à travers le monde (nous avons même entendu des touristes parler « québécois »), et plusieurs Péruviens de Cusco parlent anglais couramment (à notre grand désespoir dans notre apprentissage de l’espagnol).


Après un avant-midi de liberté et, évidemment, d’achats d’artisanats de toutes sortes, nous partons explorer la ville avec notre guide, dans un mini-bus privé. Premier arrêt, « Qoricancha », ancien temple du soleil pour les Incas, sur lequel les Espagnols ont construit un monastère. La concentration n’est pas facile, car le sommeil manque, mais voir les fondations incas est très impressionnant. Les immenses pierres taillées avec précision, tenant encore aujourd’hui les unes sur les autres sans mortier, semblent irréelles. On comprend également l’ampleur de la « démolition espagnole ». Les Espagnols ont enlevé tout ce qu’il y avait en or ou en argent pour le réutiliser à leur manière.


D’ailleurs, l’architecture de la magnifique ville de Cusco est marquée par la conquête espagnole; les fondations sont incas, mais le haut des maisons est espagnol. Une blague dit que les fondations sont fabriquées par les Incas, mais que le reste est fabriqué par les incapables…


Par la suite, nous nous sommes rendus au site Sacsayhuaman (prononcez Sexy Woman). C’est ici qu’a eu lieu une terrible bataille durant la conquête. Les constructions sont impressionnantes et nous profitons de l’endroit stratégique pour observer la ville, et, bien sûr, pour prendre plusieurs photos. Nous avons ensuite fait deux courts arrêts à d’autres sites dont l’endroit ou avait lieu les sacrifices (animaux seulement) et la momification. Après un dernier arrêt à la fontaine de jouvence « Tambomachay », nous retournons à l’hôtel et nous pouvons ainsi profiter de la ville à notre rythme, c’est-à-dire, lentement. Nous terminons notre première journée à Cusco par une réunion familiale (après plus de 10 jours à nous côtoyer, nous formons maintenant une grande famille et les voyageurs nous appellent maintenant « papa » et « maman »…sans rancune pour les réels parents…). Nous en profitons pour faire part de nos impressions sur les différentes facettes du Pérou.

Cusco par Camille Robitaille



« Cusco est une petite ville charmante et bien animée. Il y a beaucoup plus de touristes que lorsque nous étions à Arequipa. De plus, la vue est à couper le souffle. Nous sommes entourés de montagnes assez imposantes. Lors de l’une de nos visites, nous avons appris que Cusco signifie, en quechua, « nombril du monde ». Cette ville était autrefois la cité pour les Rois Incas. Ceux-ci avaient érigé une ville très impressionnante qui devait briller sous le soleil. Par contre, lorsque les Espagnols sont arrivés, ils ont pratiquement tout détruit. Par exemple, ils ont remplacé les temples Incas par des églises catholiques. C’est pour cette raison que nous pouvons observer des bâtiments et des murs ayant des origines incas et une fin espagnol. Ce contraste d’architecture donne à la ville un cachet unique et un témoignage du passé. Tout en visitant les nombreux sites historiques autour de Cusco, nous avons pu admirer de plus près la Plaza de Armas. Celle-ci est tout simplement sublime, autant de jour que de nuit. 

Ce qui la rend si exceptionnelle, ce sont les multiples détails sur la façade de l’église, le petit parc au centre du rond point et la fontaine, qui fonctionne seulement lorsque le soleil se couche. L’hôtel est très coquet et il est près de plusieurs petits cafés. Sur la terrasse, nous pouvons contempler la ville et les alentours. Ce voyage nomade nous a tous rapprochés et a renforcé nos liens d’amitié. De plus, nous avons pu apprendre beaucoup sur le peuple Inca, sur sa culture, et sur son savoir très évolué pour l’époque. Finalement, nous avons tous apprécié cette ville merveilleuse qui représente bien les deux origines du peuple péruviens. »

Pour notre deuxième journée à Cusco, nous sommes partis à la découverte « del valle sagrado » (la vallée sacrée). Deux sites historiques d’une grande importance étaient au programme (Pisaq et Ollantaytamboo). Nous nous sommes arrêtés pour faire des achats dans les marchés, pour prendre des photos de l’immensité de la vallée et pour diner dans un restaurant où nous pouvions déguster de la nourriture typique (patates, aplaca, patates, quinoa, patates…). Dans la vallée sacrée, on retrouve plus de 6000 sortes de pommes de terre et différents fruits et légumes. Grâce à la culture par étages, les Incas pouvaient cultiver une grande variété de légumes.

Les voyageurs ont bien apprécié Pisaq et Ollantaytamboo, mais la quantité de touristes sur les sites étaient un peu décourageante et rendait la randonnée moins exotique. Encore une fois, les voyageurs ont du négocier farouchement afin de se procurer divers articles péruviens.


Au retour à la maison (l’hôtel), les voyageurs sortent en ville pour souper et nous nous retrouvons en famille à 21h00 pour jouer au « Loup garou » sous la supervision de Camille Robitaille. Après beaucoup de confusion et de fous rires durant le jeu, dodo time, car il faut se lever à 4h00 du matin pour notre excursion au Machu Picchu.


À 4h30 jeudi matin, nous sommes tous frais et dispos (du mieux que l’on peut compte tenu de cette heure) pour cette journée tant attendue; la découverte du Machu Picchu. Bien que nous soyons maintenant habitués, le retard de 15 minutes de notre guide rend les voyageurs bien nerveux, car ils ne veulent pas rater le train qui nous mènera au pied de cette mythique montagne. Après 2 heures de mini-bus, nous arrivons à Ollataytamboo, 20 minutes avant le départ du train… Ouf! Pendant 1h45, le trajet de train nous permet de nous réveiller tranquillement, de prendre une bouchée et d’admirer le magnifique paysage.

Le train arrête à Aguas Calientes (village au pied du Machu Picchu), endroit où nous prenons l’autobus qui nous monte enfin jusqu’au fameux site. Un guide très intéressant nous informe sur la construction du Machu Picchu, sur la vie des Incas qui vivaient ici, sur leurs connaissances assez poussées en astronomie, etc. Ce dernier nous guide pendant près de deux heures à travers les ruines très bien conservées du Machu Picchu et, ensuite, les voyageurs prennent le temps de se promener sur le site et de prendre toutes les photos tant attendues.


Ce qui rend le Machu Picchu vraiment exceptionnel c’est l’emplacement stratégique du haut de la montagne, la solidité des bâtiments, le mystère qui règne autour étant donné que le site n’a jamais été terminé, car les Incas sont partis craignant d’être envahis par les Espagnols. Malheureusement, le trop grand nombre de touristes au Machu Picchu rend la visite ardue, et les photos moins jolies…

Mais les voyageurs sont tout de même ébahis par cette merveille du monde, et profitent pleinement de la beauté qui s’offre à eux. Après être redescendus au village, nous tentons d’apprécier un dîner très dispendieux et peu rassasiant. Ensuite, les voyageurs peuvent se promener tranquillement à Aguas Calientes et faire (bis) quelques achats. Nous reprenons finalement le train à 19h00 et nous arrivons vers 23h00 à Cusco. Quelle journée fatigante, mais que de belles images nous avons en tête!

Machu Picchu par Mélina

« Notre journée commence à 4h00. On se prépare et nous partons à la marche pour aller prendre l’autobus. Direction : la gare de train. Rendus là-bas, nous prenons le train de 6h40 pour arriver à 8h15 à Aguas Calientes. Nous avons pris un autre autobus pour monter au… MACHU PICCHU! C’était impressionnant voir toutes ces ruines encore présentes aujourd’hui. Nous pouvions d’autant plus voir toute la profondeur des montagnes; c’était gigantesque, c’était magnifique. Nous avons eu la chance d’avoir une visite guidée d’une durée de deux heures. C’était impressionnant d’apprendre toute l’histoire et le fonctionnement de chaque chose qui était encore en place : une boussole en roche, deux cercles d’eau qui faisaient refléter le soleil afin que les Incas puissent observer leur Dieu Soleil sans se brûler les yeux, un calendrier avec les montagnes, etc. Après la visite, nous avions une heure de libre pour prendre des photos, relaxer et profiter du splendide paysage que nous avions sous nos yeux.
Pour descendre, 7 personnes ont plutôt décidé d’emprunter le sentier naturel et d’y aller non pas à la marche, mais à la course! Camille Robitaille, Catherine, Simon, Anthony, William, Alexandre et moi-même avons eu la chance, sur notre chemin, de voir d’autres paysages. Les multiples montagnes (encore une fois), mais avec des angles différents, des chûtes, la rivière… c’était magnifique! »

Pour notre dernière journée à Cusco, nous sommes allées faire du rafting dans la rivière Urubamba. Les sympathiques guides de raft viennent nous chercher à l’hôtel et nous amènent à quelques heures de la ville pour notre excursion sur l’eau. Nous enfilons les très sexy wet suit, veste de sauvetage, casque de protection et nous sommes prêts pour cette nouvelle aventure. Notre excursion sur la rivière nous permet d’admirer encore (mais on ne se tanne pas…) les hautes montagnes sur lesquelles il y a des andenes ou des ruines.

Le rafting par Catherine
« À environ deux heures de Cusco, dans la rivière Urubamba; deux heures de rafting dans des rapides de classe 1 et 2 a été très amusant et apprécié par tous. Nous étions trois embarcations qui naviguaient sur l’incroyable eau turquoise venant des glaciers, telle celle du célèbre Lac Louise en Alberta! Les paysages étaient d’une beauté exceptionnelle, l’adrénaline dans chacun de nous et les sourires étaient au rendez-vous. Malgré l’absence du soleil et la présence du vent qui rendait l’activité plus difficile, ce fut une expérience mémorable pour chacun d’entre nous. Une fois les efforts accomplis, nous avons eu droit à une douche chaude, un sauna réconfortant, ainsi qu’un repas bien mérité. Pour bien digérer, nous avons fait de la tyrolienne au–dessus de la rivière. La gentillesse, la compétence et l’accueil chaleureux de nos guides ont rendu cette journée magnifique!»

Notre séjour à Cusco tire déjà à sa fin! De retour en ville, les voyageurs en profitent pour se balader une dernière fois à travers les rues qui témoignent de l’importance de cet endroit pour les Incas, et (bis, bis, bis) compléter leurs achats!
Nous prenons l’autobus de 21h00 pour nous rendre à Puno, au Lac Titicaca.

Anecdotes en rafales

Au colegio, Camille Robitaille aide ses « amis de classe » à s’occuper de leur poupée (bébé) dans le cadre d’un cours d’économie familiale, car elle trouve qu’ils ne les cajolent pas suffisamment…

Camille Robitaille, jeune fille très économe, doit gérer les soles de Camille Dumaine qui semble avoir de la difficulté à garder son argent dans son portefeuille…

Carol-Ann se sent souvent interpelée dans la rue lorsqu’elle entend « Caro, Caro! » (caro veut dire voiture en espagnol)

Anthony a rêvé que nous étions ses véritables parents… sans rancune une fois de plus!

En retournant à l’autobus chercher son I-phone qu’elle avait oublié sous les regards peu conciliants des autres voyageurs, Laurie-Anne rapporte 2 gilets et un sac remplis d’achats oubliés par d’autres têtes en l’air dans l’autobus… Bravo les Québécois!

Camille Robitaille, féroce négociatrice, a « volé » un gilet que Alexandre était en train de négocier avec la vendeuse.

William « el play boy » Mercier s’est fait photographier sur le Machu Pichu avec une dizaine de jeunes filles qui l’ont ensuite poursuivi dans la ville…

mercredi 21 août 2013

À la rencontre des grands condors!

Après près d’une semaine à Arequipa, nous quittons pour le Canyon Colca. À bord d’un autobus privé, Péruviens et Québécois nous rendons à l’ouest d’Arequipa, à la ville de Chivay, afin de profiter d’un séjour qui promet. Tout d’abord, nous traversons un parc national afin de voir des alpagas, des lamas, des vicuñas (une espèce de petit alpaga qui est en voie d’extinction et dont la fourrure est encore plus douce que celle de l’alpaga) et une espèce de lapin qui a une queue d’écureuil (que nous ne verrons pas finalement) dont le nom nous échappe (probablement dû au fait que nous ne l’avons pas vu…).


À travers des paysages à couper le souffle, l’autobus s’arrête à quelques occasions afin de contempler les volcans, les plaines arides et les champs de roches. Évidemment, nos voyageurs en profitent pour s’en mettre plein les yeux, mais surtout pour négocier, s’interroger et, finalement, acheter compulsivement.

Après quelques arrêts, tous ressemblent enfin à de véritables touristes en visite au Pérou, portant fièrement chandails de laine d’alpaga, bas de laine d’alpaga, tuque en laine d’alpaga… C’est dans cet accoutrement pittoresque que nous atteignons une altitude de cinq mille mètres, la plus haute altitude que nous atteindrons lors de notre voyage. Tous tolèrent très bien ces hauteurs, malgré le fait que respirer devienne un peu plus difficile. 



En arrivant à la ville de Chivay, nous sommes accueillis par un énorme buffet qui satisfera les appétits les plus féroces. Après s’être installés à l’hôtel, nous nous dirigeons vers une piscine alimentée par des sources d’eau chauffée naturellement par un volcan. Nous sommes aux petits oiseaux compte tenu du fait que rares sont ceux qui ont pu profiter d’eau chaude en abondance depuis notre arrivée au Pérou. Après cette brève escapade, retour à l’hôtel afin de se préparer pour un souper typique. Mais avant, nos Québécois sont pris à partie par une bande d’habitants de la place qui les attendaient pour danser avec eux dans la rue.


Après avoir exécuté quelques pas de danse, nos voyageurs ont pu se remplir l’estomac au restaurant tout en observant un couple de danseurs qui interprètent les danses traditionnelles péruviennes au son d’un quatuor musical talentueux, mais qui jouait extrêmement fort. C’est avec les oreilles qui bourdonnent peut-être encore aujourd’hui que nous nous sommes couchés en attendant l’expédition du lendemain à la Cruz del condors.







C’est à 5h30 que nous nous sommes levés pour nous diriger vers le Canyon Colca, le plus profond canyon au monde. Nous avions environ 3h00 à faire en autobus avant d’arriver à la Cruz del condors (la croix des condors). Cependant, ce fut probablement les plus beaux trois heures de transport que nous avons vécues, bien que nos plus vaillants élèves du MSS ont la chance de pouvoir admirer quotidiennement les magnifiques montagnes de Saint-Gabriel-de-Valcartier pendant le même laps de temps (ou presque). Les paysages étaient à couper le souffle. Des andenes (culture en étages péruvienne) à perte de vue surmontés de montagne énormes aux sommets enneigés qui créent une vallée au fond de laquelle coule une rivière. L’ampleur de cette beauté naturelle dépasse largement ce que nous voyons sur les photos, c’est pourquoi nous en profitons pour nous remplir la tête de souvenirs.




C’est vers 9h que nous arrivons à la croix, endroit où vivent les condors. Nous arrivons à l’heure idéale, car l’air commence à se réchauffer, ce qui fait en sorte que les condors prennent de l’altitude et volent à quelques mètres de nos têtes. De voir ces oiseaux de 3 mètres (d’un bout de l’aile à l’autre) si près de nous nous empêche d’émettre un son (à l’exception de Laurie-Anne, évidemment...).


Au retour nos voyageurs ont l’occasion de goûter au fruit d’un cactus extrêmement acide, au grand plaisir des parents accompagnateurs et de notre guide (et des accompagnateurs également…).














À l’arrivée au village de Chivay, nous complétons nos achats avant de repartir pour 4 heures d’autobus. En arrivant au Collegio, les familles des voyageurs sont tout heureuses de retrouver leurs deux enfants (le Péruvien et le Québécois) et les amènent à la maison afin de vivre avec eux leur avant-dernière nuis à Arequipa. Eh oui, le voyage passe rapidement…


 Séjour à Colca par Simon et Émilie
 " Heure de départ prévue à 8h. Heure de départ réelle à 9h. Lors du trajet nous nous sommes arrêtés à quelques reprises pour acheter veste en alpaga, bracelets, bas de laine, élastiques à cheveux (choux) et pour prendre quelques photos. Heure d’arrivée 14h00. À l’arrivée, une buffet à l’hôtel nous attendait avec au menu de l’alpaga, du poulet, du poisson et autre nourriture comment le fameux gâteau aux patates arequipenien. Après le dîner, nous nous sommes installés dans nous chambres et nous nous sommes changés pour nous rendre aux sources chaudes. Dans l’autobus, la guide nous explique que l’eau provident d’un volcan et qu’ils la dérivent pour remplir une piscine. Dans celle-ci, les gens relaxant et parlent entre eux. Malgré ce fait, certains de nos membres, qu’ils soient Péruviens ou Québécois, ont fait un peu de bruit, mais sans plus. L’eau était sulfureuse et sentait les oeufs pourris. Après s’être changés, retour à l’hôtel pour se préparer pour un souper avec danses folkloriques. Nous sommes ensuite retournés à l’hôtel vers 9h30 pour nous coucher. Car le lendemain c’était la cruz del condor au Canyon Colca. Heure du lever, 5h30. Heure du départ prévue, 6h30. Heure de départ réelle du départ 6h40. Arrivés sur le site, nous marchons pendant 15-20 minutes avant de voir le premier condor. Ces oiseaux peuvent atteindre une envergure de trois mètres de large à l’âge adulte. Après quelques photos et quelques achats à la fin du trajet, nous reprenons la route pour aller dîner à l’hôtel et faire une petite demie heure de magasinage. Heure du départ prévu : 13h00. Heure du départ réel, 13h05. Heure d’arrivée prévue, 17h00. Nous sommes donc de retour dans nos familles "